Historique

Au Québec, depuis plus d’un siècle, le mouvement syndical a joué un rôle primordial dans l’évolution de la société dans son ensemble. Que ce soit en défendant les droits des travailleurs, en négociant les conditions de travail, en contribuant à la mise en place et à l’avancement des programmes sociaux, ou encore en favorisant la redistribution des richesses, les syndicats ont toujours été présents lors des débats et des luttes visant à améliorer la vie collective.

Le syndicalisme au Québec est né de la révolte de la classe ouvrière, qui était lasse d’être maintenue dans un état de servitude, d’humiliation et de subordination économique et culturelle. Bien que le taux de syndicalisation ne soit pas le seul facteur influençant une répartition équitable des richesses produites collectivement et socialement, il est indéniable qu’il reste l’un des meilleurs moyens de favoriser une répartition plus égalitaire et juste.

Jusqu’à ce jour, seule la négociation collective a permis une distribution équitable des fruits du progrès industriel.

Historique du Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma

Le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma a été fondé le 26 août 1943 à Alma. Sa reconnaissance syndicale a été officiellement obtenue le 12 mai 1944. Notre syndicat fait partie du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, et il est le plus grand syndicat du secteur privé au Québec. Il rassemble plus de 60 000 travailleurs et travailleuses issus de tous les secteurs économiques de la province. Au Canada, nous comptons plus de 225 000 membres, et en Amérique du Nord, nous sommes au nombre de 850 000 membres.

Notre syndicat est composé ainsi : 

L’assemblée générale est souveraine, et toutes les décisions et mandats qui y sont adoptés orientent les actions des exécutifs.
Il est de votre devoir de participer aux assemblées afin de maintenir la vitalité de la vie syndicale.

Probation

La période de probation débute le jour de l’embauche et se termine après 120 jours civils. Pour être rémunéré lors des congés statutaires, il est nécessaire d’avoir travaillé un jour avant ou un jour après la date du congé. Pour prendre un congé à traitement différé, il est exigé un minimum de 5 ans d’ancienneté.

Dates importantes de notre histoire syndicale

Été : entente conclue pour le renouvellement de la convention collective de travail qui va venir à échéance le 31 décembre 2028.

• Printemps : début des travaux de construction du centre de billettes.

• Été : entente conclue sur les fonds de pension.

• Automne : devancement des négociations en vue du renouvellement de la convention collective de travail.

Annonce de la construction d’un centre de billettes prévu pour l’été 2022, avec une mise en fonction en 2025. Les négociations débutent à l’automne concernant les fonds de pension.

Les négociations de la convention collective de travail sont devancées à l’été 2020. Une entente de principe est conclue en juillet 2020, et la convention collective de travail prendra fin le 31 décembre 2024.

Annulation du projet de centre de billettes.

Ouverture de la convention collective de travail. Les négociations sont avancées en avril avec une entente de principe conditionnelle à la construction d’un centre de billettes.

Négociation de la convention collective de travail. Mise en place d’un nouveau fonds de pension RRFS pour les nouveaux travailleurs embauchés après le 1er janvier 2017.

Négociation de la convention collective de travail. Lock-out d’une durée de 6 mois axé sur la question de la sous-traitance. Gain : limitation de la sous-traitance à 15% des heures travaillées.

Ajout d’une nouvelle accréditation suite à la fusion du syndicat des policiers Alcan avec notre local 9490.

Démarrage du Centre de revêtement des cuves (CRC). Création d’une nouvelle accréditation syndicale au CRC.

Grève chez A.B.I. Les travailleurs de l’aluminerie d’Alcoa de Bécancour font grève pour préserver leurs acquis. Les travailleurs de l’Usine Alma soutiennent financièrement les travailleurs du S.E.A.B. (Syndicat des employés de l’Aluminerie de Bécancour) d’A.B.I., comme lors de la grève de 1957.

Fusion du syndicat avec les Métallos. Après quatre ans en contrat de service avec les Métallos, le S.N.E.A.A. fusionne avec les Métallos et devient le Local 9490.

Fin de l’Usine Isle-Maligne et démarrage de l’Usine Alma. Adaptation de la structure syndicale et du contrat de travail négocié en 1998 pour l’Usine Alma.

Début de la fermeture de l’Usine Isle-Maligne. L’Usine Alma est déjà en construction. Obtention d’un contrat de service avec les Métallos. Restructuration syndicale.

Négociation de la stabilité opérationnelle. Alcan négocie avec les syndicats afin d’établir une stabilité opérationnelle propice au développement de l’entreprise.

Divergence d’opinion avec la F.S.S.A. Le S.N.E.A.A. (Syndicat National des Employés de l’Aluminium d’Alma) se retire de la Fédération, principalement pour préserver son autonomie.

Une seconde grève éclate moins de 3 ans plus tard. L’employeur, estimant que les travailleurs subissent encore les conséquences de la grève de 1976, retarde les négociations. Les travailleurs déclenchent la grève pour améliorer les horaires de travail et les avantages sociaux. La grève dure 3 mois.

Impasse lors de la négociation d’un contrat de travail. Deux salles de cuves sont fermées dans le but de briser le syndicat, ce qui conduit à un lock-out déguisé de la part de l’employeur. Les travailleurs, poussés à bout, déclenchent une grève générale dans toutes les installations Alcan. La grève dure 6 mois.

Les travailleurs utilisent des moyens de pression pour obtenir l’amélioration des conditions de travail ainsi que des conditions sanitaires.

Affiliation à la Fédération de l’aluminium. Désaffiliation de la C.S.N. L’Usine Isle-Maligne s’affilie à la Fédération des syndicats du secteur de l’aluminium (F.S.S.A.).

Une prise de conscience des travailleurs s’est opérée, plaçant l’amélioration des conditions de travail comme priorité.

Une grève générale des installations syndicales a eu lieu chez Alcan dans le but d’obtenir un contrat unifié chez Alcan et de faire respecter la formule RAND. L’Usine Isle-Maligne a été la seule usine syndiquée à maintenir sa production afin de fournir un soutien financier aux autres installations.

Par la suite, le C.T.C.C. a été renommé C.S.N. (Confédération des syndicats nationaux).

Le Syndicat a vu le jour à l’Usine Isle-Maligne le 21 décembre, fondé par M. Jean-Baptiste Tremblay, en affiliation avec la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (C.T.C.C.).